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Le Centre de Suivi Ecologique (CSE) signe avec le Fonds pour l’Adaptation le protocole de mise en œuvre du premier projet qu’il a eu à soumettre en tant qu’entité nationale de mise en œuvre : « Adaptation à l’érosion côtière dans les zones vulnérables ».

 

Le Directeur Général du Centre de Suivi Ecologique (CSE) vient de signer avec le Fonds pour l’Adaptation le protocole pour la mise en œuvre du premier projet financé par le Fonds, également le premier soumis par une entité nationale de mise en œuvre. La cérémonie qui a eu lieu le jeudi 11 Novembre 2010 au Quartier Général de la Banque Mondiale à Washington DC s’est déroulée en présence de son Excellence Mme Fatou Danièle Diagne, Ambassadeur du Sénégal à Washington.
« Ce soir, nous voulons célébrer ici et maintenant une phase importante d’une démarche  qui donne plus de pouvoirs aux pays en développement désireux de jouer un rôle plus direct dans la façon dont ils s’ajustent à la réalité du changement climatique. Vous l’aurez compris, je parle du Fonds pour l’Adaptation », dira Mme Monique Barbut, Chef du Secrétariat pour l’Adaptation.

Le Fonds pour l’adaptation a été spécialement créé, en vertu du Protocole de Kyoto, pour aider les pays en développement à faire face aux effets néfastes du changement climatique et à supporter les coûts de l’adaptation. Il est financé par 2% des « unités de réduction certifiée des émissions » (URCE) provenant de projets relevant du Mécanisme de Développement Propre (MDP) et d’autres sources de financement.
A l’image du Sénégal, les pays en développement peuvent accéder aux ressources du Fonds directement, sans passer par l’intermédiaire d’institutions multilatérales. C’est ce qui fait l’originalité de ce mécanisme de financement. Le projet du Sénégal qui vise à contribuer à la mise en œuvre du Plan d’Action National pour l’Adaptation (PANA), ambitionne de promouvoir l’adaptation à l’érosion côtière sur la petite côte, avec une attention particulière pour les communautés les plus vulnérables.


 « Les zones côtières sont parmi les secteurs les plus vulnérables aux effets du changement climatique au Sénégal. L’élévation  du niveau marin se traduit par des inondations, l’érosion, la salinisation des terres et la dégradation de la mangrove », a déclaré M. Touré, Directeur Général du CSE, première entité nationale de mise en œuvre accréditée par le Fonds.
M. Touré ajoutera que « C’est là un grand défi pour le CSE et le Sénégal. Si nous réussissons, les autres suivront ».
M. Farukh Iqbal Khan, Président du Conseil d’Administration du Fonds, a abondé dans le même sens. Tout en félicitant le CSE, il a précisé « Nous avons une grande confiance au CSE. Il est le pionnier quant à la modalité d’accès direct. Il a un grand défi devant lui. »
Ceci n’a pas échappé non plus à Mme Barbut qui, à la fin de son adresse, déclarera : « Je veillerai personnellement à ce que l’exemple du Sénégal soit suivi par d’autres. J’aimerai souligner le rôle important joué par le CSE pour faire de ce projet une réalité. Je rends hommage en particulier à M. Assize Touré. » 

 

 

 

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