L’agriculture occupe 70 % de la population mais ne
contribue que pour 11 % du PIB. La part de l’agriculture dans la
détermination du PIB ne cesse de décliner depuis plusieurs
décennies ; en effet, elle était de 24 % en 1970, 19 % en 1992, 15
% en 1996 avant d’atteindre les 11 % en 1997. Cette situation se
traduite par une baisse constante des revenus ruraux, essentiellement
tirés de l’activité agricole.
Les disponibilités foncières agricoles révèlent que
chaque habitant peut bénéficier de 0,39 hectare ; l’ensemble des
terres arables équivaut au cinquième du territoire national.
Il existe, en 1999, 437 037 exploitations agricoles,
comprenant 2 616 959 parcelles. Le nombre moyen de parcelles par
exploitation est de 6 ; la taille superficiaire d’une parcelle
étant de 0,72 ha.
Les superficies agricoles
Les estimations superficiaires se répartissent comme
suit :
|
CULTURES |
1999 (en ha) |
2000 (en ha) |
|
Arachide |
618596 |
990391 |
|
Mil |
801964 |
842124 |
|
Sorgho |
209239 |
165394 |
|
Maïs |
72188 |
70715 |
|
Riz |
73581 |
83980 |
|
Fonio |
3804 |
2128 |
|
Niébé |
103852 |
146464 |
|
Coton |
51306 |
22265 |
|
Total céréales |
1288221 |
1164341 |
|
TOTAL |
1936529 |
2323461 |
Les variations des emblavures procèdent de choix, donc
des intérêts pour certaines cultures. D’ailleurs l’ampleur et la
destination des emblavures permettent de saisir la stratégie, eu égard
aux résultats de la campagne précédente. Les grandes cultures en
compétition pour les usages du sol sont dominées par l’arachide et le
mil ; tantôt l’une l’emporte sur l’autre même si l’ensemble
des cultures céréalières constitue le premier noyau agraire, attestant
un recours vivrier.
En 1999, les céréales constituent 60 % des
emblavures ; l’arachide, avec 32 % révèle une situation de crise,
d’où le recours aux cultures vivrières ; le mil étant pratiqué
sur 41 % des emblavures. D'ailleurs la position du mil est mise en exergue
au niveau de l’ensemble des céréales 69 % des emblavures.
Cependant, la situation de l’an 2000 marque un net
redressement de l’arachide, avec près de 43 % des superficies
emblavées, tandis que les céréales n’en représentent que 51 %,
accusant ainsi un net recul dû à la fois au mil et au sorgho. Toutes les
céréales ont contribué à cette baisse alors que la situation de l’arachide
gagne des parts importantes en emblavures, avec une progression de l’ordre
de 10 %. Néanmoins au niveau des céréales, le mil occupe en 2000, 72 %
des superficies emblavées, suivi du sorgho, avec 14 %, du riz et du maïs
qui ont respectivement 7 % et 6 %. Mais ce relatif dynamisme du mil s’est
effectué au détriment du sorgho qui concentrait 18 % des emblavures
céréalières en 1999.

Les productions agricoles
Les productions agricoles sont les suivantes:
|
CULTURES |
1999 (en tonnes) |
2000 (en tonnes) |
|
Arachide |
537929 |
958130 |
|
Mil |
557095 |
600221 |
|
Sorgho |
176076 |
143750 |
|
Maïs |
76191 |
78593 |
|
Riz |
155278 |
190928 |
|
Fonio |
2117 |
1064 |
|
Niébé |
36358 |
47290 |
|
Coton |
11500 |
19546 |
|
Total céréales |
966756 |
1014556 |

Les variations de la production ont surtout marqué l’arachide
entre 1999 et 2000. La production d’arachide a subi un accroissement de
43 %.
Principales cultures vivrières
Les céréales doivent leur progression à la forte
augmentation de riz, avec près de 22 % alors que la production globale
des céréales n’a varié positivement que de 4 %. Le fonio et le sorgho
ont sensiblement baissé, au cours de cette période.
Cependant, la tendance générale des emblavures
dénote une expansion de l’arachide, du riz et du niébé. En revanche,
le sorgho, le fonio et dans une moindre mesure le mil impriment une
régression. Comme toute, les céréales sont en léger recul. Les
productions sont marquées par une baisse sensible de l’arachide et une
bonne tenue des céréales, le riz, le mil et le sorgho.
La production agricole est soutenue par une
amélioration de rendements céréaliers notamment ceux du fonio, du
sorgho et du mil.
Les principales cultures commerciales que sont l’arachide
et le coton suivent des évolutions divergentes. L’arachide en dépit de
la stagnation de son rendement augmente ses superficies et sa production,
tandis que le coton est affecté par la fluctuation de son rendement, la
diminution de ses emblavures et de sa production.
Les cultures vivrières, essentiellement
céréalières, augmentent ses emblavures et améliorent leur niveau de
production.
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