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L'aptitude des sols pour l'agriculture est de plus en
plus réduite en raison de diverses contraintes, notamment les érosions
éolienne et hydrique, des pratiques de gestion inadaptées :
monoculture, abandon de la jachère, absence ou faible utilisation des
intrants, la perte de fertilité des sols et le déficit pluviométrique.
D'où la nécessité d'intensifier les mesures de restauration des sols,
d'orienter les spéculations agricoles selon l'aptitude des sols, de
consacrer à l'élevage les terres de parcours inaptes à l'agriculture et
de maintenir les terres sensibles à l'érosion hydrique, constamment
couvertes par une végétation.
L’agriculture sénégalaise, soumise aux aléas
climatiques, en dépit des efforts en aménagements hydro-agricoles, est
plus que jamais confrontée à la mondialisation, avec l’impératif de
satisfaire les pré-requis de l’OMC. Ce faisant, le niveau de production
et le niveau de prix se doivent de recouper aussi bien les exigences de la
sécurité alimentaire, souvent galvaudée en termes d’autosuffisance
alimentaire que l’arbitrage des marchés internationaux.
L’économie sénégalaise est largement dépendante
de ses ressources naturelles. La préservation de ces dernières par une
exploitation rationnelle est nécessaire pour assurer le bien-être des
populations et des générations futures dans le cadre d’un
développement durable. |