PORTAIL D'INFORMATION SUR L'ETAT DE LA TERRE ET DES RESSOURCES EN EAU ET NUTRITION DES PLANTES

SENEGAL

Espoirs: systèmes de production durables et perspectives

Le potentiel en terres cultivables dans la vallée est de 500 000 hectares, dont 125 000 hectares en pluvial.

Les contraintes pédologiques sont levées, le développement de l’agriculture peut être envisagé réellement sous de meilleurs auspices

Le potentiel aquifère en eau souterraine est de 450 à 600 Milliards de m3 alors que la capacité de recharge est de 3 à 4 Milliards de m3 par an, et, que l’utilisation annuelle est de 150 millions m3 par an.

Le Projet Sectoriel Eau [PSE] dont l’objectif est de satisfaire la demande en eau de Dakar grâce à la mise en place d’un système efficace et performant de distribution de l’eau potable avec des réseaux modernes et fiables. Ce projet est caractérisé par une triple dimension sociale, économique et environnementale. Le Programme Eau à Long Terme [PELT] a les objectifs suivants :

  • la satisfaction des besoins en eau de Dakar sur un horizon de 30 ans 2000-2029 ;
  • l’amélioration des conditions sanitaires des populations urbaines surtout au niveau des zones non assainies ;
  • le renforcement des capacités de gestion, de planification, de programmation et de suivi des programmes d’eau et d’assainissement ;
  • l’appui au renforcement des capacités des petites entreprises et la mise en place de systèmes de micro-crédits.

Les ressources en eau du Sénégal sont réparties de façon très inégale dans l'espace et dans le temps. Dans le cadre de ses activités de gestion des ressources en eau, le SGPRE étudie les conditions dans lesquelles elles peuvent être mobilisées pour un développement équilibré des différentes régions du pays.

Ainsi : le Mastrichtien est exploité par 840 forages, à raison d'environ 205 000 m3 par jour, pour l'approvisionnement en eau des populations rurales. Il représente une réserve de 350 milliards de m3 dont le cœur se trouve dans le Ferlo.

L'aménagement de petits bassins versants constitue une solution à développer pour répondre à la demande locale en eau pour l'irrigation ou l'élevage. Déjà des réalisations sont en cours dans la région de Dakar, où l'objectif est d'alléger les prélèvements des maraîchers sur les ressources destinées en priorité à l'approvisionnement en eau potable.

Un effort considérable de restauration des sols et du couvert végétal a été déployé en réponse à leur dégradation.

La mobilisation des ressources minérales permet d’améliorer la composition des sols.

Une maîtrise de l’eau permet la double voire triple culture ; les niveaux de productivité pourraient être triplés.

La régénération des sols dégradés favorise une extension des surfaces cultivables et une amélioration des rendements des cultures.

Près de 35 % des terres cultivables restent disponibles. En plus, une bonne utilisation des ressources hydriques de surface pourrait servir à une intensité de culture ; ce qui favoriserait la mise en jachère accrue des terres cultivées et aussi ce qui réduirait la dépendance de l’activité agricole à la pluviosité.

Les parcs nationaux et réserves (8 % du territoire national), répartis dans les différents domaines phytogéographiques du Sénégal, jouent un rôle très important dans la conservation de la végétation, de la flore et de la faune. Le réseau des aires protégées comprend deux ensembles :

  • les zones humides du littoral (mer, îles, marais, mangroves, lagunes) ;
  • les zones de savane : le Parc National du Niokolo Koba en zone de savane, la réserve de faune du Ferlo nord et sud. Ces ensembles couvrent les quatre grands groupes d’écosystèmes qui existent au Sénégal : les écosystèmes terrestres, fluviaux et lacustres, marins et côtiers et les écosystèmes particuliers (Niayes, mangrove, Djoudj). Ces écosystèmes naturels du Sénégal servent d'habitat à une faune d’environ 169 espèces de mammifères et près de 540 espèces d'oiseaux.
REFERENCES
  • OXFAM/Groupe Transfrontalier des ONG intervenant dans la Vallée du Fleuve Sénégal, impacts des inondations de 1999 dans la Vallée du Fleuve Sénégal : Trarza, Podor et Matam. A. S. FALL et E. H. TOURE, mai 2000