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Les sols du Sénégal présentent une diversité
inhérente à la dynamique géomorphologique et pédo-climatique. Leur
évolution est surtout fonction aujourd’hui des facteurs anthropiques.
Ainsi, le processus de formation des sols et les
transformations pédologiques permettent de délimiter les grandes unités
et de d’établir une typologie.
La zone du sud-est se présente avec des
sols caillouteux des plateaux de grès des contreforts du Fouta-Djalon.
Sur les plaines argileuses et sur les bassins–versants traversés par la
Basse Falémé se sont formés des vertisols. Par endroits se rencontrent
des sols ferrugineux généralement lessivés sur de cuirasses
ferrugineuses des collines.
La zone des plateaux du bassin sédimentaire
est un modelé uniforme contrastant avec la variation des sols en fonction
de l’importance de la pluviosité. Ce faisant, se succèdent :
- des sols bruns et bruns-rouges sur les plateaux et les dunes fixes,
du Ferlo septentrional à l’ouest du lac de Guiers,
- des sols ferrugineux non lessivés formés des dunes fixées, du
Cayor au Ferlo central,
- des sols ferrugineux lessivés du Sine-Saloum,
- des sols ferralitiques des bas plateaux du Saloum et de Basse
Casamance.
La zone de la vallée du Sénégal et les
régions littorales sont sous influence des facteurs
hydrologiques.

La transgression marine et la constitution de
bourrelets de berge et du delta du fleuve Sénégal ont favorisé une
accumulation de sable fin et de limon, alluvion portant des sols
hydromorphes, halomorphes, alluviaux et vertisols.
Les dépôts de vase en colmatant les golfes formés
par la mer en Basse Casamance et au Sine-Saloum ont entraîné la
formation de sols de mangrove gris-noir. En Casamance et au Sine-Saloum, s’étendent
des tanns, sols de mangroves dégradés et salés.
La presqu’île du Cap-Vert est couverte par des sols
ferrugineux non lessivés. Les sols hydromorphes des Niayes apparaissent
sur les anciens cordons dunaires tandis que les sols à minéraux bruts
forment des dunes récentes et actuelles.
Les ressources en sol sont dégradées du fait de la
salinité, de l’acidification, de l’érosion éolienne ou hydrique.
Ces facteurs sont liés à la baisse de la pluviométrie, à l’adoption
de techniques et pratiques culturales non adéquates, au dépassement des
capacités de charge, à l’accentuation de la pression sur des espaces
de moins en moins productifs.
47 % des sols sont médiocres ou inaptes à l’agriculture
tandis que 36 % ne peuvent donner que de très faibles rendements.
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Superficies affectées par la salinité |
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Zones |
Supeficies (ha) |
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Fleuve Sénégal |
400 000 |
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Moyenne Vallée |
370 000 |
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Delta |
30 000 |
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Grande Côte |
58 000 |
|
Petite Côte |
>100 |
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Bassin du Sine Saloum |
230 000 |
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Domaine fluvio-continental |
140 000 |
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Domaine estuarien |
90 000 |
|
Bassin du fleuve Gambie |
143 000 |
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Bassin du fleuve Casamance |
400 000 |
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